Il y a quelques jours j'étais bannie d'un réseau social, aujourd'hui, sans raison apparente, je suis réintégrée.

Ça ne ressemble à rien, on se fâche sans qu'on sache véritablement qu'elle est la cause de la mésentente, et sans qu'on connaisse plus les raisons de l'arrêt brutal du conflit, tout semble rentrer dans l'ordre. J'écris bien "semble" car au fond de moi, je pense que rien n'est rentré dans l'ordre puisqu'il n'y a eu aucun dialogue, aucune explication.

Il y a quelques temps "on" me reprochait mes silences, mes non-dits. J'en ai pris acte, mais je me rends compte que si moi je m'explique en cas de différend, ceux-là mêmes qui m'accusaient de ne rien dire, font bien pire que moi. Jamais je ne me suis brouillée avec quelqu'un sans lui faire part de ma façon de voir les choses. Jamais ; d'ailleurs je n'ai pas trop de mal car je suis rarement en conflit avec mon entourage, et si je suis en conflit ce serait plutôt du genre explosif. 

J'en conclus différentes choses.

La première c'est que la reprise des relations est fondée sur une relation fausse. Le manque de franchise ne peut pas permettre la mise à plat du problème et ne permet pas non plus une saine communication.

La seconde c'est qu'à l'évidence la peur d'affronter le problème me prouve que si on craint les explications c'est probablement qu'il y a aussi la crainte de devoir se remettre soi-même en question : "et si on avait tort ?"

Vous vous demandez peut-être pourquoi je ne crève pas l'abcès ? C'est tout simplement parce que d'une part j'ai décidé que je ne serai plus celle qui crève les abcès. On compte sur moi pour ça ; c'est fini . Dorénavant, même si je viens ici donner mon point de vue, j'ai également décidé que toutes ces salades me seront indifférentes. Je ne me pourrirai plus la vie avec toutes ces querelles fantômes. Vous voulez la guérilla, soit, mais vous serez seuls en guerre. Face à vous point d'ennemi. En effet être la personne qui affirme les choses me place aux yeux des gens comme la personne qui crée le problème, même si je ne fais que demander "qu'est-ce qui ne va pas CHEZ TOI, que me reproches-TU ?"