Je reçois "anonymement" ce message  :
"Comme nous allons être bien loin des vilenies dites dans le dos, des jugements et de la cruauté des langues fourchues. Une nouvelle vie démarre. Pour moi, les personnes les plus tolérantes avec moi, les plus compréhensives, des personnes sincères et sans arrière pensée qui me veulent vraiment du bien, je vous aime ❤
Il arrive un point dans la vie où nos proches peuvent médire dans notre dos, critiquer nos actions, notre mode de vie, nos comportements, notre rôle dans la famille et tout ce qui leur tombe sous la dent... De manière cruelle et aveuglément méchante...Sans que cela ne fasse plus le moins du monde souffrir. C'est là qu'on constate le chemin parcouru. On a juste un peu pitié et l'on se dit : "Mon Dieu, faites que je ne devienne jamais comme cela s'il vous plaît..."

Mon unique réponse à tout ce qui est dit ci-dessus fut :

"C'est une manie dans certaines personnes de déclamer contre tout ce que font les autres, et de se proposer elles-mêmes pour modèles "

David Augustin de Brueys ; Les amusements de la raison (1721)

Encore faut-il savoir que ce n'est pas réellemnt une réponse aux messages sibyllins que j'ai pu lire, mais une citation que je trouve toujours d'atualité de nos jours et que j'aurais pu citer il y a des mois si je l'avais lue plus tôt.

Réaction immédiate : je suis bannie 

Puis-je me permettre d'affirmer que je ne dis rien devant et rien derrière, que je ne juge pas et que je ne désapprouve aucun mode de vie,  que rien ne me tombe sous la dent. Sachant que tout ce qui est dit ci-dessus l'est sous couvert d'une certaine forme d'anonymat je cherche où est la franchise... On exige " qu'elles me le disent en face "

- d'une part si je n'ai rien à dire il est un peu difficile de dire en face ce que je n'ai pas à dire

- et d'autre part à quel moment s'est-on adressé à moi en direct ? Pas avec ce genre de message....

 

À ma connaissance, un message qui n'avait rien d'outrageant, loin de là aurait été fort mal pris, OK, mais à quel moment j'ai entendu que mon message pouvait être, ou était, mal interprété ? Jamais. Vu les froideurs qui se sont installées, et à force de réflexion, j'ai pensé que ma façon de m'exprimer pouvait avoir été mal comprise. J'ai pris le problème de face et j'ai posé la question de savoir comment ledit message pouvait être reçu. 

La réponse a été assez directe, oui, c'est vrai. Je ne m'y suis pas opposée. Sur le coup, je ne l'avais même pas considérée comme véritablement désobligeante. Je n'ai pas eu l'occasion et on ne m'a pas laissé le temps de m'expliquer (puisque je proposais un dialogue, un échange de point de vue sur la question) que la colère qui grondait a enflé, toujours sans que je n'en sache rien. En effet, en réaction à ma tentative de dialogue, le message suivant, qui dit sans nommer vraiment ni les faits ni les personnes, a été publié.

 J'aimerais beaucoup que les personnes qui ne m'acceptent pas telle quelle, qui ne disent rien devant mais beaucoup de mal derrière... Qui désapprouvent ma façon de vivre, de penser et de m'exprimer, de gérer mon quotidien, et que sais-je encore. Et qui donc ne m'aiment pas...Aient la gentillesse de me retirer de leur liste d'amis qu'il s'agisse d'amis ou de famille. Ou qu'elles me le disent en face. Comme cela je les retire moi-même ! J'ai une vie que j'ai choisi et qui me plaît. J'ai des amis qui mangent, vivent et pensent différemment de moi et ils me respectent et je les respecte également. Je sais que ceux-ci disent en face ce qu'ils pensent. Les autres...Qui critiquent derrière et quand je découvre leur venin... ça fait mal... Je n'en veux plus dans ma vie!!! Merci de votre honnêteté".

 Je ne souhaite pas du tout me présenter comme redresseuse de torts, mais je suis blessée qu'on me décrive comme fourbe à la langue fourchue. Je me permets seulement de me poser la question : suis-je la plus hypocrite ? 

Cultiver un jardin secret comme ce blog dans lequel je note mes pensées les plus intimes me relègue-t-il au rang de vipère baveuse ?